Mot de la fin

Par Catherine Warren (traduit de l’anglais)

Les actions dans l’industrie du divertissement, comme les ventes de rouge à lèvres et les ourlets, tendent à remonter pendant les périodes difficiles. Avec son atmosphère immersive et son caractère interactif, les nouveaux médias de divertissement offrent de nouvelles formes d’évasion. Et après l’effondrement du marché du point-com qui, avec du recul, semble pratiquement curieux, c’est plus confortable d’être dans la peau du spectateur plutôt que de se trouver dans l’œil du tourbillon économique. Ce qui est encore mieux, c’est que les bases des médias numériques semblent plus solides que jamais. Une récente étude indique que, plus que tout autre type de dépenses, les gens garderaient les dépenses de services Internet, de vidéo et de services vocaux dans leurs budgets, plutôt que de payer pour des produits de soins personnels, des abonnements au gymnase et de l’habillement. C’est une bien mauvaise nouvelle en ce qui à trait à l’hygiène personnelle, mais une excellente pour les médias numériques, qui, d’un point de vue environnemental et si on omet la pornographie, est une industrie assez propre. À une époque où le contenu est produit par l’utilisateur et est accessible seulement sur le Web, le Fonds Bell se distingue en finançant du contenu intimement lié à la télévision et à tout ce qu’elle représente : productions exceptionnelles, promotions originales et portée imbattable. Jumelez tout ceci au modèle éprouvé de gestion de la télévision, à l’entrepreneurship de pointe, mettez-les tous dans la bulle fascinante du divertissement et vous avez trouvé la formule du succès. Bien entendu, les médias numériques en sont toujours à leur balbutiement, il lui faudra peut-être un siècle de réussites avant de trouver une caution d’un milliard de dollars, nous pouvons donc modifier notre formule en cours de route. De généreux experts ont partagé leurs secrets dans ces pages. Vous pouvez vous en servir, peut-être seront-ils à la base de votre prochaine grande réalisation. Allez-y, vous savez quoi faire. Modelez-les et appropriez-les vous. Quel que soit votre plan numérique, vous trouverez dans le présent document la bonne préparation à la fois pour votre propriété et pour votre équipe. Écrire au sujet des nouveaux médias dans une économie globale en plein effondrement est comme essayer de tirer sur une cible mobile pendant un tremblement de terre. Il est remarquable que ces collaborateurs soient vraiment tombés à pic à propos de leurs sujets surtout dans le contexte actuel. Et comme les temps changent, vous, à titre de lecteurs, pouvez ajouter votre propre contenu pratique, les modèles commerciaux et financiers nécessaires pour maintenir notre publication vivante pertinente, et ce, peu importe ce que l’avenir nous réserve.

Le Canada peut en fait constituer un véritable abri dans la tempête. Grâce à la stabilité de notre marché boursier et à l’équilibre de nos politiques économiques, nous nous sommes récemment classés comme étant l’endroit par excellence où développer ces activités; occupant la première position à la fois pour les entrepreneurs ainsi que pour l’accès des entreprises à du capital. (Malheureusement, l’étude a été réalisée par Michael Milken, le roi déchu des obligations spéculatives.)

Non seulement y a-t-il plus d’argent ici pour les entrepreneurs, il y a également davantage d’argent spécifiquement pour les médias numériques. La contribution du Fonds Bell à titre de plus grand fonds privé du Canada pour la télédiffusion interactive demeure incomparable, et ce, n’importe où dans le monde. Les distributeurs de services par câble et par satellite continuent de prospérer, le nombre d’abonnés est élevé et les bénéfices s’accroissent, ce qui est avantageux pour la convergence. Ajoutez à ceci le nouveau fonds d’investissement Vanedge de 100 millions de dollars pour les jeux vidéo et le divertissement numérique, et il n’y a aucun doute que les formidables talents et la finesse de notre secteur nous permettront de rester au-dessus de la mêlée au cours des années à venir. Comme consommateurs de tout cet entrepreneurship numérique, nous avons également bénéficié du « tout-sur-demande » et du « en-ligne-à-tout-moment ». Blâmez YouTube, mais d’ici 2012 notre insatiable appétit pour la bande passante pourrait même surpasser l’avidité des entreprises, notre demande excédant l’offre du Cyberespace, tandis que l’Internet fait face à des chutes de voltage aléatoires et que notre vie dépend de ce que Sunday Times de Londres qualifie de « jouet incertain. » Ainsi, non seulement faisons-nous face au défi visant à définir un modèle commercial crédible, mais nous sommes également confrontés au fait d’être un leader de l’agenda de conservation, tout comme un pays en voie de développement qui doit faire face à une vérité qui dérange. Dans le meilleur des cas, les producteurs de la prochaine génération numérique aborderont ces deux questions ensemble et nous passerons tous au prochain niveau. N’importe qui ayant récemment déposé une demande au Fonds Bell, ou ayant produit une propriété du Fonds Bell, connaît la portée des défis créateur, technique et commercial impliqués. Si des dissidents croient toujours que les nouveaux médias peuvent être gérés depuis un bureau, laissez cette publication mettre un terme à leur utopie. Pensez à ceci comme étant « une ressource pour l’ingénieux ». Et surtout, laissez : « Comment les contenus numériques multiplateformes peuvent rapporter des sous » vous servir de guide interactif tandis que vous progressez. Au fil des ans, nous avons remarqué que les propriétés numériques devenaient, de plus en plus créatives, riches et amusantes. Nous avons en outre constaté l’apparition de fabuleux prix, comme le Digital Emmy, nous permettant de réaliser que les nouveaux médias ont finalement réussi. Les nouvelles vitrines en ligne, comme iTunes, ainsi que la hausse des marchandises virtuelles ont établi de nouvelles passerelles de revenus. CNN semble être aussi désireuse de « Tweeter », que de télédiffuser, et sans aucun doute monétiser ses résultats. La syndication de nouveaux médias et l’octroi de licence génèrent maintenant de vrais dollars. Comme une relation classique impliquant des flirts (NYT/Amazon), de maladroits rendez-vous pour le bal de finissants (BBC/Microsoft), des mariages arrangés (AOL/Time Warner) et des séparations (YouTube/Viacom), les médias et la technologie semblent vouloir régler les choses. Et comme n’importe quel couple se réconciliant, tout en se disputant encore à propos de l’argent, ils chercheront à obtenir de l’aide.

Il n’existe aucun meilleur pont reliant les producteurs de contenu et les détenteurs de droit, vous devez tous tirer profit des multiples sources de revenus et faire avancer les modèles de nouveaux médias. C’est une tâche difficile, mais quelqu’un doit le faire.


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