Générer des revenus : La distribution sur mobile

par David Plant (traduit de l’anglais)

Qu’est-ce qui est « mobile » et, à titre de titulaire ou de mandataire des droits du contenu, pourquoi devez-vous vous en préoccuper?

Tout ce qui n’est pas physiquement branché à un réseau est mobile. Cessez de penser à votre site Web comme étant une destination fixe, comme une chaîne de télévision que vous regardez de la maison; il est aussi mobile que la capacité de votre public à s’y connecter. Par exemple au Canada, votre téléphone cellulaire est mobile par définition et il utilise le réseau d’accès multiple par répartition en code (Bell, Telus) ou le réseau de téléphonie mobile (Rogers, et 80 % du reste de la planète) pour faire communiquer la voix et les données et, s’il prend en charge la technologie Wi-Fi, il utilise la fréquence radio d’onde centimétrique.

Votre ordinateur portable est mobile s’il dispose d’une carte réseau sans fil ou une carte cellulaire Aircard (que vous pouvez également utiliser pour effectuer un appel téléphonique en utilisant des écouteurs et un VOIP). En fait, vous pouvez vous brancher à l’Internet d’une manière ou d’une autre et vous pouvez passer un appel sur l’un ou l’autre des dispositifs. Un est beaucoup plus petit et conçu principalement comme dispositif de communications et l’autre comporte une mémoire informatique beaucoup plus puissante ainsi qu’une surface d’écran beaucoup plus grande et mieux définie. Les téléphones intelligents, comme l’iPhone, le Blackberry, le Palm Treo et le nouveau téléphone Android de Google continuent d’atténuer la distinction entre ordinateur portable et téléphone. Alors qu’on en retrouve de plus en plus sur le marché, la capacité de transférer l’expérience des médias riches d’un site Web à large bande diffusant des séquences vidéo vers un appareil téléphonique devient continue. Mais les modèles commerciaux soutenus par des publicités ne sont pas transférés de façon aussi homogène vers les réseaux des entreprises de télécommunications. La plateforme des entreprises de télécommunications, les politiques de la société, la capacité du réseau, la distribution des appareils, les zones desservies et possiblement les questions de normalisation sont tous des facteurs à prendre en considération. Pourquoi devriez-vous vous sentir concerné par les droits du contenu mobile plutôt que par les droits du contenu à large bande? Parce qu’être mobile représente l’avenir de votre revenu en ligne, et à la différence du monde en ligne où pratiquement tout ce que l’on peut voir à l’écran peut être obtenu gratuitement, il est dans l’intérêt de chaque entreprise de télécommunications du monde entier d’offrir un accès contrôlé à son réseau. Cette capacité d’établir une liste blanche 1 de votre contenu dans une entreprise de télécommunications représente un avantage qui n’existe pas sur le Web, et elle est comparable au fait d’être sélectionné par un réseau de télévision. Il faudra du temps avant que les murs du réseau mobile 2 ne tombent. Même si vous accédez au Web au moyen du navigateur mobile de votre téléphone, les opérateurs de réseau contrôleront les sites et la quantité de contenu auquel vous pourrez accéder. Cet accès contrôlé ne se traduit cependant pas en d’énormes revenus, à moins d’avoir déjà une propriété à succès comportant des votes par téléphone cellulaire ou une composante SMS intégrée, par exemple des émissions mettant en vedette des concours de talent ou certains événements sportifs ou de remise de prix. De nos jours, vous devez penser aux revenus des produits mobiles en tant que revenus accessoires mais, tout comme les recettes provenant du marchandisage, ces revenus pourraient s’accroître et devenir un des meilleurs moyens d’optimiser votre bibliothèque et de faire croître votre lien commercial directement auprès de votre public.

Une définition des réseaux mobiles et leur signification pour votre résultat final

Les réseaux mobiles sont des réseaux fermés, et devenir « mobile » n’est pas aussi simple que de créer un jeu ou une application mobile. Même si vous n’avez pas besoin d’un partenaire de développement, vous aurez probablement besoin d’un partenaire de portage3 et un partenaire de distribution. Oubliez les droits de licence, à moins d’être la meilleure série télévisée ou factuelle ou encore l’événement mondial numéro au monde, et ne vous attendez pas à recevoir des garanties de revenu minimal d’une entreprise de télécommunications ou d’un partenaire de distribution jusqu’à ce que vous ayez instauré des taux d’abonnement constants et viables de votre public. Jusqu’à ce jour, personne sauf deux éditeurs de plateforme de jeu ayant des titres extrêmement populaires sur les consoles Playstation, Xbox et Nintendo (et un ou deux propriétaires de contenu non approprié pour le travail, auquel les agrégateurs et les entreprises de télécommunications canadiennes responsables ne toucheront pas) n’a pu le faire de façon constante. Rappelez-vous qu’en raison des frais de données facturés mensuellement, votre public saura exactement combien il en coûte pour profiter de votre contenu, en plus de leur abonnement à la téléphonie mobile, du coût de l’application ou des frais d’abonnement au contenu, et il l’estimera en conséquence. Ce montant doit être assez petit pour être abordable et constituer une valeur suffisante ou être critique en termes de temps pour eux, personnellement, pour en valoir la peine. Du moins jusqu’à ce que les annonceurs interviennent pour compenser les coûts et que les entreprises de télécommunications mettent en œuvre des plans de données mobiles tout compris à un prix raisonnable.

La position du Canada

En ce qui a trait à la pénétration du téléphone portable, le Canada se classe mal avec un taux de 61,7 % (celui des États-Unis est de 83,5 % et celui du Mexique de 62,5 %. En outre, dans bon nombre de pays européens, comme l’Espagne, l’Italie et l’Irlande, on retrouve plus de téléphones portables que de gens et les taux de pénétration dépassent les 100 %. Le taux de l’Italie est de 153 % puisque de nombreux Italiens possèdent au moins deux téléphones). Il n’est néanmoins pas impossible qu’un producteur canadien indépendant fasse de l’argent par le biais de la distribution de contenu pour les appareils mobiles, cela prend toutefois les connaissances d’un spécialiste du marché, la technologie, les appareils et les partenaires appropriés ayant accès aux marchés et au contenu mondiaux qui auront un public international.

Où votre contenu cadre-t-il?

La chaîne de distribution du contenu mobile se compose actuellement des participants suivants :

 

La chaîne de distribution du contenu mobile

La chaîne de distribution du contenu mobile

Développeurs d’application/de contenu :

Afin que le titulaire de contenu puisse tirer des revenus du consommateur, il doit d’abord être « dans le jeu », c’est-à-dire trouvable par le biais du portail WAP (protocole d’application sans fil) de l’entreprise de télécommunications en utilisant le combiné d’un abonné, ou être activé sur le navigateur mobile de l’entreprise de télécommunications. Un navigateur WAP offre tous les services de base du navigateur Web d’un ordinateur, mais de façon simplifiée afin d’être en mesure de fonctionner malgré les restrictions d’un téléphone portable, comme son plus petit écran. Les sites WAP sont des sites Web rédigés en format WML (Wireless Markup Language), ou dynamiquement converti en ce format, et auxquels on accède par l’intermédiaire d’un navigateur WAP. Ceux-ci comprennent les fils de syndication interactifs comme ceux des courriels, des nouvelles, du marché boursier, des mises à jour sur le sport ou des téléchargements de musique où l’interaction de l’utilisateur est requise. L’entreprise de télécommunications choisira dans quel ordre les présenter sur le téléphone de l’utilisateur, un peu comme un jeu de cartes; de cette façon, la position « dans le jeu » est souvent une composante clé du nombre d’utilisateurs qui trouveront votre contenu. Puisque les opérateurs de réseau établissent une distinction entre leurs offres de service, certains contenus seront davantage mis en évidence que d’autre, tandis que d’autres contenus accessibles sur le Web seront bloqués. Ceci a une incidence déterminante sur la capacité à générer des revenus. La plupart des entreprises de télécommunications canadiennes affichent du contenu basé sur des canaux comme Météo Média, RDS, TSN, CTV NEwsnet, Newsworld, Much et MTV, ou les applications comme Facebook, MySpace et Flickr. Quelques émissions sont exclusives à certaines entreprises de télécommunications en particulier, comme Canadian Idol, sur Telus, ou Kenny versus Spenny sur Bell.

Éditeurs/agrégateurs

Les titulaires, ou les mandataires, de droits du contenu négocieront avec un éditeur ou un agrégateur, le plus souvent sur une base de revenu partagé. Les agrégateurs établissent des liens contractuels avec les entreprises de télécommunications, et ce, afin de s’assurer que le contenu fourni est compatible à la fois avec l’environnement et les appareils offerts par l’entreprise de télécommunications. Ceci vise à s’assurer d’une norme de qualité du service. Il y a eu beaucoup de consolidation dans le marché au cours des dernières années, mais les grands joueurs internationaux comme EA Mobile, Gameloft et MobiTV dominent le marché nord-américain, ainsi que des compagnies comme WirelesStudios, Oplayo, et de nombreuses installées en Europe. Même les grands titulaires de droits internationaux (comme Endemol, IMG et ITN) trouveront que le fait d’avoir un agrégateur disposant de liens avec une entreprise de télécommunications sur un territoire ou un marché donné augmentera sa probabilité de générer des revenus mobiles sur ce marché. Les agrégateurs emploieront les services d’un partenaire d’approvisionnement (voir la définition ci-dessous) en tant qu’élément de leur contribution à la chaîne de valeur.

Partenaires d’approvisionnement

Les entreprises d’approvisionnement et de portage (comme Quickplay, myThum, MPP, etc.) s’assurent que le contenu (vidéo, jeux, etc.) est correctement configuré et qu’il est livré à l’appareil de l’utilisateur de sorte que l’expérience soit satisfaisante sur chaque appareil du réseau d’une entreprise de télécommunications donnée. Les entreprises d’approvisionnement fourniront également une interface aux systèmes de facturation de l’entreprise de télécommunications et s’assureront que les commandes passées depuis l’appareil de l’utilisateur sont correctement interprétées. Pour réaliser ceci, ils doivent collaborer étroitement avec les fabricants des systèmes (ils assemblent les appareils pour les fabricants), les développeurs de système d’exploitation (programmeurs se spécialisant dans les logiciels d’exploitation : Version 3.0 du micrologiciel du iPhone d’Apple, API du Blackberry), les fabricants des appareils, ainsi que les entreprises de télécommunications. Dans la majorité des cas, ceci est réalisé sur une base de rémunération à l’acte. Ces frais son imputés au fournisseur de contenu/agrégateur ou à l’entreprise de télécommunications et, dans certains cas, peut être fait à l’extérieure du modèle de revenu partagé.

Matériel/appareil

Les fabricants d’appareils et les équipementiers informatiques produisent des appareils configurés spécifiquement pour le marché et l’environnement réseau d’une entreprise de télécommunications en particulier (p. ex. l’iPhone 3G de Rogers) en bloquant ou débloquant certaines caractéristiques. Dans certains cas, il peut être possible que les développeurs de contenu traitent directement avec un fabricant de combinés pour établir la marque d’un téléphone avec du contenu (p. ex. le téléphone Quantum of Solace de Sony Ericcson ou le téléphone Facebook récemment annoncé), mais ceci doit faire partie d’un plus grand effort de vente et de commercialisation.

L’entreprise de télécommunications

L’entreprise de télécommunications représente le prochain joueur et celui étant le plus significatif dans la chaîne de distribution. L’entreprise de télécommunications possède non seulement le réseau mais, ce qui est plus important, c’est qu’elle a un rapport de facturation avec le client. Pour cette raison, ces compagnies ont traditionnellement facturé entre 70 % et 80 % des revenus bruts sur le contenu téléchargé. Avec tant de plans de données et d’appareils différents sur le marché, le fait d’effectuer le suivi et de rendre compte des opérations de chaque abonné est une activité coûteuse. Même en bénéficiant d’une plateforme constante, Apple demande 30 % pour chaque application qu’un développeur veut mettre en vente dans la boutique d’applications.

Sources de revenu mobile

1. Revenus partagés versus frais de licence
En se basant sur l’analyse de la chaîne de valeur ci-dessus, il n’est pas rare, après avoir divisé les revenus bruts avec l’entreprise de télécommunications et avoir payé l’approvisionnement du contenu, qu’une transaction avec le titulaire des droits du contenu soit effectuée en partageant à parts égales le revenu net des recettes avec un agrégateur/éditeur. Si vous pouvez générer 5 000 téléchargements par mois, à 7,99 $ du téléchargement (comme c’est le cas pour quelques émissions de jeu-questionnaire télévisées très populaires d’entreprises de télécommunications canadiennes) alors votre part du revenu sera de 3 000 à 4 000 $ par mois. Si vous avez versé entre 10 000 et 20 000 $ à un développeur pour qu’il crée votre application, vous devrez être sur le marché pendant quatre ou cinq mois pour atteindre le seuil de rentabilité, et ce, à moins de collaborer avec un partenaire disposant de multiples ententes de distribution.

S’attendre à ce qu’un agrégateur ou une entreprise de télécommunications vous offre une garantie minimale afin de couvrir tous vos coûts de développement est utopique. Les entreprises de télécommunications n’ont pas à payer des garanties minimales et les agrégateurs se trouvent dans le même bateau que vous, le titulaire de contenu et, de ce fait, ils doivent susciter assez d’intérêt pour tous leurs produits afin de justifier un lien constant avec une entreprise de télécommunications.

Vous pouvez essayer d’omettre l’agrégateur de l’équation, mais, puisque leur taux d’abonnement se trouvera toujours dans la gamme des dizaines de milliers par mois, vous devriez être aussi populaire que Canadian Idol ou la LNH pour obtenir l’attention des entreprises de télécommunications canadiennes. Comme c’est toujours le cas, les entreprises de télécommunications des États-Unis peuvent s’attendre à produire environ sept à dix fois plus que celles du Canada et, en prenant en considération une pénétration plus élevée des téléphones intelligents et une tendance des utilisateurs à favoriser leur utilisation comparativement à la large bande, les entreprises de télécommunications européennes produiront un nombre encore plus élevé de bonnes propriétés internationales. Les revenus bruts sur les jeux mobiles les plus populaires (comme Deal or No Deal d’Endemol) au Canada peuvent, en moyenne, faire l’objet de 3 000 à 5 000 téléchargements par mois, et ce, à environ 7,99 $ le téléchargement. Les séries télévisées les plus populaires du Canada, comportant des jeux mobiles et bénéficiant d’une entente avec un réseau américain, pourraient engendrer des recettes nettes représentant environ la moitié de ce volume. L’établissement du prix est flexible et, en raison de la rapide diminution des téléchargements pendant les trois premiers mois, une certaine stratégie est requise pour ajuster le prix au fil du temps. Les gens veulent du contenu gratuit et ils savent l’obtenir par le biais d’autres sources. Pour cette raison, la plupart des ententes sont établies sur une base de partage de revenus. Les frais de licence n’ont aucune raison d’être et aucune garantie minimale ne peut être faite au propriétaire du contenu, et ce, jusqu’à ce que son contenu n’obtienne un taux d’abonnement constant. Même les meilleures propriétés sportives internationales ont encore des preuves à faire en Amérique du Nord.

Les jours où il était possible de faire l’argent en créant une sonnerie ou un fond d’écran de piètre qualité et en facturant 1,99 $ pour son téléchargement sont terminés. Certains appellent cette époque, le temps du cellulaire 1.0. Franchement, à moins d’avoir déjà une certaine expérience avec iTunes et les boutiques d’applications, vous êtes probablement en retard! Des données récentes prouvent que l’Apple iTunes App Store (boutique d’application d’Apple) est passé de 15 000 à 25 000 applications seulement au cours des trois derniers mois. Les jeux et les applications les plus populaires font, en moyenne, l’objet d’environ

5 000 téléchargements par mois au cours des deux ou trois premiers mois, mais suite au téléchargement, les utilisateurs n’y accèdent qu’environ 16 fois en moyenne. À 0,99 $ par application, certaines étant gratuites, le modèle n’est pas susceptible d’être viable pendant très longtemps, et ce, qu’il soit ou non soutenu par de la publicité.

La clé du succès réside dans le fait d’avoir une marque reconnue. Évidemment le fait de traiter avec un partenaire pouvant livrer le contenu à de multiples entreprises de télécommunications mobiles à l’étranger, plutôt que de demeurer dans le marché national, augmentera considérablement votre revenu net. À cet égard, ce n’est pas différent que pour la télévision.

2. « Dans le jeu » comparativement à « hors du jeu »
De nos jours, les entreprises de télécommunications comme Bell, Telus et Rogers sont moins intéressées par le fait d’être des fournisseurs de contenu que par celui d’être des fournisseurs de services de données de grande valeur, par exemple des vidéos à ne pas manquer (des nouvelles-choc, des reprises instantanées lors de matchs sportifs, des vidéos de rattrapage), le réseautage social en temps réel et le clavardage incorporant des images, des vidéos et des SMS. Pour attirer leur attention et obtenir de l’espace dans leur jeu (au sein des sélections supérieures offertes sur le combiné de l’abonné), vous devez prouver que votre public démontre suffisamment d’intérêt envers votre contenu ou votre communauté afin d’être mis en vedette sur leur plateforme. Pour rendre le téléchargement plus efficace et plus rapide, vous pouvez également créer un minisite dépouillé de la plupart du contenu de médias enrichis, ceci permettra de le rendre accessible par la majorité des téléphones. Bon nombre de fournisseurs de contenu visuel se serviront d’un fournisseur de service comme Quickplay pour envoyer leurs vidéos sur le plus grand nombre d’appareils étant en mesure d’effectuer la lecture de vidéos, il est toutefois possible que vous encodiez la vidéo et la livriez vous-même à une plateforme spécifique, comme celle du Blackberry ou de l’iPhone. Vous pouvez également diffuser votre contenu gratuitement sur le téléphone cellulaire en l’affichant sur Youtube, et en espérant recevoir une part des recettes publicitaires générées par Google.

Selon le NHL Center Ice, l’avantage d’être « dans le jeu4 » de l’entreprise de télécommunications est que les frais de livraison du contenu peuvent être incorporés au plan de facturation et de données offert par l’entreprise de télécoms, ils peuvent ainsi s’assurer que les utilisateurs assidus ne feront pas face à des frais supplémentaires s’ils sont des abonnés de Center Ice. Si vous optez plutôt pour une stratégie « hors du jeu », votre contenu peut-être accessible à n’importe qui, et ce, indépendamment de leur entreprise de télécommunications, à condition qu’ils disposent d’un plan de données ou d’un plan d’itinérance correspondant à ce qu’ils souhaitent consommer. Plus le contenu requiert de bande passante, et plus leur facture sera élevée à la fin du mois. Prenez l’exemple de l’employé de la plate-forme pétrolière en Alberta ayant reçu une facture mensuelle de 85 000 $ après avoir utilisé son portable afin d’accéder à l’Internet et d’y télécharger des films.

Être « dans le jeu » assure que vous disposez d’un public accessible et quantifiable, ce qui est essentiel si vous essayez d’obtenir une commandite ou du soutien publicitaire pour votre contenu. Le fait d’être associé à une entreprise de télécommunications importante augmente votre crédibilité et assure une meilleure qualité du service et, ce qui est le plus important, vous procure les données requises pour vérifier la distribution des revenus partagés avec d’autres partenaires. Quelques fournisseurs de contenu et agrégateurs utiliseront un mélange des deux procédés afin d’atteindre le plus grand nombre d’appareils. Vous pouvez également générer des données au moyen de l’hébergeur du minisite ou du partenaire d’approvisionnement mais, afin d’attirer suffisamment de visiteurs, vous devrez indépendamment promouvoir et annoncer l’adresse destinée à votre auditoire. Vous devrez en outre aviser ce dernier de la nécessité de disposer d’un plan de données adéquat. Les plans de données à taux fixe et ceux tout compris sont plus courants aux États-Unis et en Europe, là où la quantité d’abonnés actifs signifie que le petit nombre de gens consommant d’énormes quantités de données est compensé par la majorité ne le faisant pas.

Que se passe-t-il ensuite?

Il semble que la tendance émergente consiste à grouper le contenu, ainsi qu’à créer les canaux thématiques ou mobiles organisés autour des marques. Pensez aux « canaux spécialisés » pour le contenu mobile basé sur votre propre marque ou catégorie de contenu. Les entreprises de télécommunications mobiles, à la différence de leurs homologues exploitants un réseau de câbles ou de satellite, se montreront peu enclines à proposer des prix pour de multiples forfaits ou des frais pour chaque abonnement, jusqu’à ce qu’elles aient établi qu’il y a une forte demande envers le contenu. Elles permettront plutôt au titulaire des droits de conserver l’intégralité des revenus de commandites ou des recettes publicitaires réalisés avec un partenaire de marque qui souhaite prendre en charge une partie ou l’intégralité des frais de l’utilisateur final.

Certains des modèles de revenu étudiés sont liés à des marchés géographiques en particulier ou à des emplacements GPS (par exemple le localisateur de Tim Horton, le « Timmy Me » du iPhone), à des alertes nécessitant une inscription, des concours commandités ou du couponnage mobile (ceux votant pour le joueur du match des Maple Leafs de Toronto reçoivent, à titre de récompense, un escompte sur des articles de sport ou des billets de hockey livrés sur leur téléphone et échangeables à la caisse). Au Royaume-Uni, pendant certaines campagnes, quelques-unes de ces applications à adhésion génèrent des taux d’échange variant entre 20 et 30 % pour l’achat de CD et de DVD au HMV de Londres. Au Canada, dans le cadre de quelques essais limités, c’est Statsfone qui a affiché le plus haut taux en ce qui a trait aux sports. Comparez ceci à un taux d’échange de 1 % à 3 % pour les coupons envoyés par courrier postal et courriel. Si le titulaire de droit arrive à catégoriser les caractéristiques de l’expérience mobile de l’utilisateur (par exemple qui commandite les vidéos, les alertes, les applications ou les jeux interactifs), ils pourront alors créer une expérience pour l’utilisateur mobile qui outrepasse la somme des expériences combinées de la télévision et celle de la large bande.

Imaginez être en mesure de conserver toutes les recettes publicitaires liées à votre auditoire et entretenir un rapport direct avec lui en fournissant des services directement à l’endroit où il se trouve et au moment où il s’y trouve, indépendamment de l’horaire du programme de télédiffusion et sans qu’il se trouve devant son ordinateur ou son écran de télévision. Cela serait une expérience médiatique véritablement portative. Nous croyons que cela se produira probablement au cours des trois prochaines années pour les sports et les marques de divertissement, et au cours des cinq prochaines années en ce qui à trait aux genres «style de vie », « savoir-faire » et « faites-le vous-même ».


1 Une « Liste blanche » – une liste blanche est une liste ou un registre des entités qui, pour une raison ou une autre, ayant accès à un privilège, un service, une mobilité, un accès ou une identification en particulier. En outre, faire une liste blanche peut signifier autoriser l’accès ou offrir un abonnement. Dans le cas du Web mobile, les fournisseurs de réseaux mobiles peuvent choisir de limiter l’accès aux sites Web diffusant des séquences vidéo (comme Telus fait pour YouTube), ou permettre d’accéder aux sites sur une base exclusive, comme déterminé par chaque entreprise de télécommunications.

 

2 Un « jardin fermé » (un environnement protégé ou un accès contrôlé, concerne un ensemble fermé ou un ensemble exclusif de services d’information fournis aux utilisateurs (une méthode pour créer un monopole ou sécuriser un système d’information). C’est en fait par opposition au fait de fournir un accès Internet ouvert aux consommateurs désirant accéder à du contenu et à des cybercommerces. Le terme est souvent employé pour décrire les offres des fournisseurs de télévision interactive ou des opérateurs de téléphones cellulaires fournissant du contenu personnalisé et des fonctions inhabituelles. Ceci est également fait sur une base négociée établie en fonction des droits disponibles (différents de la liste blanche), comme illustré par MobiTV qui n’offre que certains canaux au Canada.

3 Le « partenaire de portage » est un fournisseur tiers offrant des services aux titulaires de contenus mobiles et qui s’assure que le contenu est correctement configuré pour les appareils soutenus par une entreprise de télécommunications en particulier. Le choix du partenaire de portage est en grande partie déterminé par l’entreprise de télécommunications, et ce, en se basant sur leur propre processus d’assurance qualité et processus de vérification de l’application, qui est plus court pour les fournisseurs ayant déjà été certifiés par eux.

4 Le terme « dans le jeu » se rapporte au placement du contenu ou à la présentation des applications multimédias par l’entreprise de télécommunications sans fil dans son portail WAP (protocole d’application sans fil). Le portail WAP ou le « jeu » (nommé ainsi en raison de sa similitude avec un jeu des cartes et un tirage au sort) permet au contenu d’être présenté sur le combiné avec un minimum d’intervention de la part de l’utilisateur. Cela permet aux utilisateurs de faire défiler une liste de choix codés en dur sur la page d’accueil de leur téléphone, qui a été optimisée pour l’environnement de l’entreprise de télécommunications particulier. Les choix et l’ordre ne sont déterminés que par l’entreprise de télécommunications. En revanche, « hors du jeu » signifie que l’utilisateur doit inscrire l’URL dans un formulaire en utilisant le clavier du téléphone (ce qui peut être difficile si des symboles sont inclus), le contenu est filtré à l’aide d’une passerelle qui effectue la conversion du contenu en format WML (Wireless Markup Language ou XHTMLmobile). Si le site n’est pas correctement optimisé, la page ne s’affichera pas correctement, ou certains appareils ne fonctionneront pas.


L’ensemble des commentaires se trouvent dans la version anglaise.
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